www.braille200.ca.

L’autorité canadienne du braille a deux représentants au comité du braille 200 : Betty Nobel et Ann MacCuspie.  On a demandé à l’ACB d’organiser de nombreuses activités afin de célébrer l’événement du Braille 200 et l’ACB espère pouvoir compter sur la participation de ses membres partout au Canada.  L’ACB commanditera un défi aux écoles qui permettra aux élèves voyants d’apprendre les fondements du braille.  Les écoles pourront se mériter un certificat en demandant aux élèves de se servir de leurs connaissances dans des contextes pratiques et utiles tels que préparer des menus en braille pour des restaurants locaux, étiqueter en braille des endroits et des affiches dans leur école ainsi que décoder des messages secrets écrits en braille sur le site web du Braille 200.  De plus, chaque membre du Conseil d’administration de l’ACB organisera, dans sa communauté, une présentation sur un aspect quelconque lié au braille.  

L’ACB a deux autres objectifs liés  à la célébration du 200e anniversaire de Louis Braille.  Premièrement, tous les membres du conseil d’administration de l’ACB se sont engagés à recruter de nouveaux membres afin d’augmenter jusqu’à 200 le nombre de membres de l’ACB en 2009.   On compte aussi sur l’appui des membres de l’ACB pour arriver à atteindre cet objectif. Le deuxième objectif est de décerner la première bourse d’études Edie Mourre qui a pour objectif d’aider les transcripteurs à défrayer leurs coûts d’apprentissage du braille.  Cette bourse d’études se destine soit à un nouveau ou à un ancien transcripteur qui apprend un code additionnel. Les renseignements au sujet de cette bourse sont disponibles sur le site web de l’ACB au www.canadianbrailleauthority.ca

La journée officielle des célébrations Braille 200 au Canada sera le 16 janvier. On encourage tous les membres de l’ACB à participer aux événements spéciaux autant ce jour-là que pendant toute l’année.  L’année 2009 nous donne l’occasion de nous engager à la promotion et à la conscientisation au braille partout au Canada.

L’ACB et l’ABAN

de Darleen Bogart

Au moment de la formation de l’ACB en 1991, l’association avait, entre autres, la responsabilité de prendre une décision sur les codes de braille anglais à autoriser au Canada. La plupart des producteurs et des éducateurs de braille au Canada se servaient des codes de l’Autorité du braille de l’Amérique du Nord, l’ABAN (Braille Authority of North America, BANA).  Par conséquent, l’ACB a proposé que, pour l’anglais au Canada, on reconnaisse officiellement les codes de l’ABAN.

Il faut noter que l’ACB et l’ABAN représentent des entités complètement autonomes. Ce qui fait que L’ACB n’a aucun droit de vote sur les changements effectués dans les codes de l’ABAN.

Est-ce que cela veut dire que le Canada n’a aucune influence sur les changements effectués dans les codes de l’ABAN ?  Non.  En fait, dans chaque comité de l’ABAN (lié au code braille) on trouve un membre venant du Canada.  Cette façon de faire est en vigueur depuis l’établissement des premiers comités techniques formés vers la fin des années 70.

L’ABAN et l’ACB ont des règlements d’adhésion très différents.  Seulement les organismes nationaux des États-Unis ou du Canada peuvent faire demande d’adhésion à l’ABAN.  En 1976,  lorsqu’on a formé le groupe de l’ABAN, l’INCA était le seul membre canadien à y appartenir étant donné qu’aucun autre organisme national canadien n’avait fait demande d’adhésion. Lorsqu’on a formé l’ACB, on a discuté de notre adhésion à l’ABAN et l’ACB a demandé à l’INCA de continuer à être membre de l’ABAN afin de pouvoir leur fournir notre rétroaction canadienne sur le sujet des changements au code de l’ABAN. On comprenait très bien qu’il n’y aurait pas de protocole officiel pour tenir compte de la rétroaction de l’ACB.  L’adhésion au Conseil international du braille anglais, CNBA (International Council on English Braille, ICEB) est ouverte seulement aux autorités venant de pays dans lesquels l’anglais est la langue principale. Ainsi, le Canada doit avoir sa propre autorité afin de pouvoir participer au CNBA (ICEB) et l’ACB joue ce rôle Canada.

Les changements aux codes littéraire et de mise en page de l’ABAN

de Darleen Bogart 

Les comités de littérature et de mise en page de l’ABAN travaillent ensemble pour réviser le code littéraire de l’Édition du braille anglais américain (English Braille American Edition) et le code des Mises en page braille : les principes du braille imprimé à la transcription du braille (Braille Formats: Principles of Print to Braille Transcription) pour que ces directives en viennent à s’accompagner plutôt qu’à se faire compétition.  On prévoit terminer cette révision en 2010.  Notre objectif est de produire des directives qui serviraient autant aux romans qu’aux manuels d’histoire. On veut développer une façon de mettre un mot ou un signe en braille peu importe que ce soit dans le contexte d’un roman ou d’un manuel d’études en langue. On ne planifie pas de changer les codes techniques de mathématique, de musique, ou de notation informatique.

Les comités de littérature et de mise en page ont tous les deux présenté des changements (la mise à jour 2007 en vigueur le 1er janvier, 2008) qui donnent un avant-goût de ce qui s’en vient.  Le principe de refléter plus précisément l’imprimé est à la base de ces révisions. En fin de compte, on s’attend à ce que les résultats de toutes ces révisions nous permettent de répondre, de mieux en mieux, aux besoins des lecteurs. On espère aussi éviter les nombreuses situations actuelles dans lesquelles les transcripteurs doivent intervenir pour traduire les intentions qu’on retrouve dans l’imprimé.  

Pour voir ou  télécharger les changements de la mise à jour 2007,  vous pouvez vous référer au site web de l’ABAN <www. brailleauthority.org> ou vous pouvez aller au site web de l’ACB  www.canadianbrailleauthority.ca pour trouver le lien à l’ABAN.

L’implantation du Braille anglais unifié, BAU (Unified English Braille, UEB) en Australie et en Nouvelle Zélande

De Betty Nobel

En mai 2005, l’Autorité australienne du braille, AAB (Australian Braille Authority, ABA) a officiellement adopté le Braille unifié anglais (Unified English Braille).  La résolution a été adoptée par la majorité des 30 membres de l’organisme. En fait, il n’y a eu qu’un vote contre la résolution.  On s’est mis  d’accord pour que le BAU (UEB)  soit graduellement introduit sur une période de cinq ans. Avant le passage de cette résolution, l’AAB (ABA) travaillait fort pour promouvoir le BAU (UEB) et diffuser l’information qui s’y rattachait.  On croyait qu’il était important de présenter les éléments clé du BAU (UEB) aux usagers du  braille, aux transcripteurs et aux éducateurs afin de permettre aux intervenants d’exprimer à l’AAB (ABA) leur rétroaction, peu importe qu’elle soit positive ou négative.  Ce premier contact avec le BAU (UEB) s’est avéré important et a aidé tous les membres de l’AAB (ABA) à arriver à une décision au sujet de l’adoption du code.

Josie Howse, la directrice du Centre de ressources de la vue (Vision Resource Centre), un producteur majeur de braille du New South Wales, a joué un rôle important  dans l’implantation du BAU (UEB) en développant des leçons BAU (UEB) pour les transcripteurs.  Ces leçons ont été préparées à partir d’une mise à jour du manuel britannique d’alphabétisation braille que les transcripteurs et les enseignants avaient, dans le passé, utilisé pour apprendre le braille.  Un autre facteur important est que deux compagnies technologiques ont adapté leurs appareils pour appuyer le BAU.  L’appareil  de transcription en braille et les produits de Braille Note sont maintenant configurés pour le BAU (UEB).  

Même si, dans l’équipe du Conseil international du braille anglais, CIBA (International Council on English Braille, ICEB), il existe depuis toujours un comité de règlements très actif et productif qui a développé le BAU, un livre complet de règlements n’est pas encore disponible. L’AAB a reçu des fonds pour développer un livre complet de règlements en BAU.

On implante le BAU (UEB) à tous les niveaux scolaires de la maternelle à la 12e année.  En Australie, dans le passé, on se servait du braille britannique avec les majuscules, le Code du braille américain pour ordinateurs (American computer braille Code) et un autre code pour les mathématiques et la chimie.  Le concept d’un code pour toutes les matières excepté la musique présentait un attrait considérable.  L’éducation est la responsabilité de l’état mais on a un Acte national contre la discrimination des personnes handicapées (Disability Discrimination Act, DDA) et un Acte similaire dans tous les États.  Récemment en 2005, le gouvernement fédéral de l’Australie  a approuvé  et administré les normes de l’éducation aux handicapés.  Ces normes font partie de l’Acte contre la discrimination des personnes handicapées.   Ceci aide puisque fournir le braille est devenu une question de droits pour les handicapés.  

L’Australie en est à sa troisième année d’implantation. On a désigné le district de New South Wales comme étant le premier à introduire le BAU (UEB).  Dans la première année, tout le matériel braille nécessaire aux étudiants préscolaires était produit en BAU (UEB).  Pour ce qui est de l’année scolaire suivante, le matériel de la maternelle et de la première a été produit en BAU (UEB).  Ce processus se poursuivra jusqu’à ce que tous les niveaux scolaires aient leurs livres en BAU (UEB).  Cependant, tous les nouveaux livres produits pour les niveaux supérieurs sont préparés en BAU (UEB) et comportent, en début de livre, une clé démontrant les différences dans les codes.

En premier, on donnait aux enseignants la responsabilité de décider du moment pour initier les étudiants au BAU (UEB) que ce soit en 3e, en 5e, en 7e,  ou en 8e.  Ce choix se faisait en mars pour s’assurer que les manuels des étudiants étaient prêts en BAU (UEB) pour le début de la prochaine année scolaire.  En 2006, on a préparé en BAU (UEB) tout le matériel technique (p. ex. en sciences, et en mathématiques) pour les étudiants du primaire à la 6e année et si on en avait besoin, il était disponible.  

Les étudiants aux niveaux supérieurs choisissent normalement de passer au BAU (UEB) après avoir reçu un ou deux manuels dans le nouveau code. Les étudiants qui devaient écrire des examens nationaux avaient l'option de continuer à travailler avec les manuels dans le premier code surtout durant cette année scolaire. Étant donné que les éditeurs sont toujours en train d'introduire de nouveaux manuels et de nouveaux romans, les enseignants ne croyaient pas que l’introduction du BAU (UEB) avait beaucoup affecté la disponibilité de matériel pour les étudiants.

Pour les adultes lecteurs de braille et pour les autres consommateurs, on a offert des ateliers publics dans des bibliothèques et dans d'autres lieux facilement accessibles.  Les organismes nationaux de braille ont tenu de nombreuses séances d'information et ont initié des activités pour favoriser l'apprentissage du BAU (UEB).  Depuis 2006, tout le nouveau matériel produit par la bibliothèque nationale du braille a été produit en BAU (UEB) même si on fait circuler, sur demande, les livres produits précédemment dans l'ancien code.  Maintenant, on demande, en BAU (UEB), à peu près 50% du matériel commercial utilisé par les adultes.  La plupart des clients rapportent que, maintenant, ils lisent facilement le matériel en BAU (UEB) et certains sont allés jusqu’à rapporter qu'ils n'avaient même pas remarqué le changement de code.        

Pour ce qui est de l'apprentissage du nouveau code chez les transcripteurs et les réviseurs, l'implantation du BAU (UEB) exigeait une approche formelle et structurée.  On a organisé des séances de formation durant lesquelles on a utilisé le manuel d'alphabétisation de l'Australie et Duxbury a produit un logiciel de traduction pour le BAU (UEB).  Les transcripteurs sont grandement en faveur du nouveau code depuis son introduction étant donné qu'ils disent que l'usage du traducteur Duxbury, particulièrement pour le matériel technique, permet une production beaucoup plus rapide de l'imprimé vers le braille parce qu'il y a moins de règles dont il faut se souvenir.   Aussi, tous les transcripteurs peuvent traiter toute sorte de matériel (p. ex. littéraire, mathématique) ainsi, il n'est plus nécessaire de former des transcripteurs dans les domaines spécialisés.  

Durant les cinq années de la phase d’implantation, on produisait encore des livres dans les anciens codes pour ceux qui le demandaient, mais la majorité des programmes d’études étaient produits en BAU.  Le BAU est maintenant introduit dans les écoles au niveau primaire. Le rapport de l’ABA de 2008 indique qu’il y a des centaines de livres de disponibles en BAU.  

L’Australie et la Nouvelle-Zélande collaborent pour développer une certification braille BAU (UEB) pour le trans-tasman.  La Nouvelle-Zélande a adopté le BAU (UEB) en novembre 2005, mais on implante graduellement son usage. Ci-dessous, on vous présente la résolution  retrouvée sur le site web de l’Autorité du Braille de la Nouvelle-Zélande :

Proposition: Que l’Autorité du braille de la Nouvelle-Zélande adopte le Code du braille anglais unifié avec l’intention qu’avant la fin de l’année 2006, on développe avec tous les intervenants un plan d’implantation.  Dans ce plan on veut voir des échéanciers de production ainsi que des prévisions de financement, des préparatifs de transition et de formation pour l’enseignement et l’apprentissage du braille.  

Le Réseau de l’éducation des aveugles et des amblyopes de la Nouvelle-Zélande (Blind and Low Vision Education Network New Zealand, BLENNZ) a introduit le BAU (UEB) en 2007 et depuis le début de l’année scolaire  2008, les jeunes enfants utilisent le BAU. Les étudiants plus vieux se servent encore du code Nemeth pour les mathématiques et les sciences mais ils se servent du BAU dans les autres matières.  Dans les deux pays de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, lorsqu’on produit un livre en BAU, le lecteur de braille reçoit soit une liste de symboles BAU ou on en inclut une au début du livre.  

Il semble que, dans ces pays,  les usagers du braille et ses intervenants s’opposent peu à l’implantation du BAU étant donné que la majorité de ces gens est en faveur de son usage.  Je suis consciente que, durant la phase de transition, les producteurs de braille ont travaillé très fort pour arriver à produire les codes actuels et des livres en UEB.

On rapporte que les avantages du BAU (UEB) sont les suivants :

Plusieurs facteurs ont influencé les décisions liées à l’implantation du BAU (UEB) en Australie et en Nouvelle Zélande, tels que le milieu, les structures politiques, les valeurs sociales et le contexte culturel.  Aussi, on continue à consulter les lecteurs de braille de toutes les façons possibles en reconnaissant la possibilité qu’on n’arrive jamais à un consensus.  Ces pays sont très prêts à partager leurs ressources et expériences liées au Braille anglais unifié (Unified English Braille).  Pour de plus amples renseignements, prière de consulter les sites web de l’Autorité du braille de la Nouvelle-Zélande et l’Autorité du braille de l’Australie.

Mise à jour du projet du braille anglais unifié, BAU (Unified English Braille, UEB)

de Debbie Sitar 

En 2007, le comité de l’enseignement et de l’apprentissage du braille de l’ACB a reçu un octroi fédéral lui permettant de travailler sur un projet nommé Initiation au BAU (Introduction of UEB). L’octroi venait des départements de  l’Éducation permanente, de l’Alphabétisation et des compétences essentielles ainsi que des Ressources humaines du Développement social du Canada.

Le Comité de l’enseignement et de l’apprentissage de l’ACB, présidé par Freya Martinot, a embauché Debbie Sitar en tant que gérante du projet.   Le groupe, appuyé des membres Cay Holbrook, Ann MacCuspie, Betty Nobel et Linda Stirrett, a avancé les objectifs du projet qui étaient d’examiner les possibilités d’application du BAU (UEB) dans des domaines liés aux matières techniques et d’augmenter la conscientisation au code BAU (UEB).  Dans la première année, le groupe a formé un comité consultatif présidé par Diane Wormsley qui devait évaluer les procédures à utiliser dans la recherche pour assurer l’objectivité dans le traitement du matériel de recherche.  Ainsi,  on a mis en place des procédures objectives. On a aussi créé des critères afin de trouver “les experts techniques,” c’est à dire les individus qui utilisent le braille et qui sont maintenant employés dans des domaines techniques tels qu’en informatique, en sciences et en mathématiques.  Le comité consultatif a approuvé la liste des questions préparées par le comité de recherche pour trouver les participants experts.  On a obtenu une approbation éthique pour la recherche de l’Université de la Colombie-Britannique.  

En 2008, la deuxième année du projet, les compétences des experts en technologie ont été évaluées et on a identifié ceux qui rencontraient les exigences et qui pouvaient participer à la recherche : 3 experts venant des États-Unis et 2 venant du Canada.  Le groupe de recherche a ensuite développé, avec les experts en technologie, le protocole pour diriger le processus de la recherche, y compris la planification des tâches à accomplir, la méthode de recherche à utiliser et un guide délimitant, étape par étape, le cheminement des rencontres de recherche. On a réservé les services de PRCVI du Ministère de l’Éducation du Manitoba et ceux de l’INCA pour transcrire deux tâches que les experts pouvaient revoir et lire. On a choisi neuf échantillons braille venant de matières scolaires techniques telles que les mathématiques, la chimie, le calcul, l’informatique, etc.  Aussi, les superviseurs des experts ont soumis des échantillons en tant que tâches familières. On a transcrit ces échantillons dans les deux codes BAU (UEB) et en Nemeth. L’équipe de recherche et les experts se sont rencontrés à Ottawa pendant deux jours en juin 2008 afin de compléter les activités de recherche et tenir des discussions avec un groupe témoin. On est en train de préparer les rapports liés aux tâches de la recherche. Ces données seront analysées par les chercheures Cay Holbrook and Ann MacCuspie.

Les membres experts en enseignement et en technologie de l’ACB qui ont participé à ce projet l’ont trouvé très excitant. Les résultats de ce projet seront importants pour ceux qui utilisent le braille au Canada.  Ces résultats serviront, dans les deux prochaines années, à animer les discussions qui se tiendront partout dans le pays à savoir si on adopte ou non le code braille.

Les travaux du Québec lies à la normalisation du braille français : l’adoption du Code du braille français normalisé

de Pierre Ferland et Guylaine Rainville

On a complété le travail lié au code braille et aux règles de mise en page.  On a revu et révisé le code pour les usagers du Québec en vue de traiter de quelques caractéristiques uniques au français du Québec non comprises dans le document international.  Par la suite, le CQCB (Comité québécois de consultation sur le braille) a adopté un document le 23 mai 2008 qui relève de l’OPHQ (Office des personnes handicapées du Québec).

L’implantation du nouveau code braille au Québec commencera en septembre 2009.  Tous les réseaux se sont mis d’accord pour travailler avec ce nouveau code.

Encore à faire:

Sur le plan international, on planifie commencer les travaux liés au braille français contracté et on est résolu d’atteindre cet objectif.

Au Québec, le code mathématique (qu’on appelle Antoine) continue à être revu et évalué. On a complété une première étape liée aux exigences de la transcription.  Des conclusions préliminaires indiquent qu’avec une meilleure compréhension et qu’avec quelques ajouts et adaptations, le code Antoine pourrait probablement servir au Québec.  Une délégation provinciale rencontrera sous peu des collègues de la France pour confirmer ces conclusions.

Le projet des normes pour le code du braille français

De Guylaine Rainville

Notre projet de recherche a identifié à peu près 50 usagers de braille, des agences et des organismes ayant possiblement à faire au braille français dans chaque province canadienne autre que le Québec. Nous avons fait circuler un sondage, dans les deux langues, pour sonder la réalité du braille français au Canada à l’extérieur du Québec et nous avons reçu moins de 15 réponses. Bien que la compilation finale ne soit pas complétée, les données préliminaires indiquent qu’une grande partie des usagers du braille français, à l’extérieur du Québec, ne travaillent pas avec le code français.

Pesqu’au même moment, à l’automne dernier, on a tenu deux ateliers,  le premier à la Conférence annuelle de L’INCA (à la fin octobre) et le deuxième à la Conférence canadienne des enseignants en vision (à la mi novembre).  À l’aide de ces ateliers, nous avons rejoint un total d’à  peu près 15 participants.  Pour la plupart, c’était leur premier contact avec le code du braille français (le vieux et le nouveau!). Les gens ont apprécié les présentations et demandaient de recevoir des mises à jour au fur et à mesure des développements.  La majorité des participants ont exprimé leurs inquiétudes au sujet du manque de lignes directrices pour régir l’introduction et l’usage du braille français en contexte anglophone.

Malheureusement, la Fondation canadienne de l’alphabétisation braille, FCAB  (the Canadian Braille Literacy Foundation, CBLF) a décidé de retarder à 2008-2009 la deuxième phase de ce projet.

Encore à faire: 

COMMUNIQUÉ - Le Québec adopte la nouvelle norme internationale du braille français

À sa réunion du 23 mai 2008, le Comité québécois de concertation sur le braille (CQCB) a adopté, à l'unanimité de ses membres, la nouvelle norme internationale du braille français, telle que définie dans le document intitulé Code braille français uniformisé pour la transcription des textes imprimés, édition québécoise, (2008).

 

Parallèlement à cette décision, le CQCB a également adopté une nouvelle table braille informatique compatible avec le nouveau Code. Cette table qui sera implantée dans les logiciels de « revue d'écran » tels que Jaws et WindowEyes, définit la représentation des caractères informatiques sur un afficheur braille à 8 points, tout en prévoyant aussi un mode de représentation en 6 points.

 

Le nouveau Code concrétise une nouvelle norme de transcription du braille français, uniformisée à la grandeur de la francophonie. Il est l’aboutissement de travaux réalisés dans le cadre de l’Accord de coopération pour une uniformisation du braille français, signé à Casablanca le 7 juin 2001 par des représentants de l’Afrique, de la Belgique, de la France, du Québec et de la Suisse. 

 

Outre-Atlantique, cette démarche a été coordonnée par la Commission évolution du braille français (CEBF) alors qu’au Québec la coordination était assurée par le Comité québécois de concertation sur le braille (CQCB), sous l’égide de l’Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ). 

 

Par leur participation aux diverses instances du CQCB, les réseaux de l’éducation, de la réadaptation et de la culture ainsi que le milieu associatif ont soutenu et sanctionné le développement et la mise en application du présent Code au Québec. 

 

La nouvelle norme du braille français s'appliquera sur l'ensemble du territoire québécois, dans tous les réseaux et ministères concernés par la production, la diffusion, la promotion, l'enseignement ou l'utilisation du braille français. Son implantation graduelle et concertée prendra en compte les particularités de chaque réseau. Le CQCB assurera la concertation dans cette mise en oeuvre. 

 

D'ici septembre 2009, l'implantation du braille uniformisé aura commencé dans les réseaux québécois de la réadaptation et de l'éducation. Par ailleurs, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, responsable du Service québécois du livre adapté, a déjà prévu, dans ses contrats d'approvisionnement, une clause lui permettant d'exiger, au moment où elle le jugera opportun, l'application de la nouvelle norme par les producteurs auprès desquels elle s'approvisionne. 

 

Le milieu associatif a travaillé avec énergie et détermination dans ce dossier. À chaque étape de ce long processus, il a veillé à ce que les utilisateurs du braille soient adéquatement informés, consultés et représentés à toutes les instances politiques ou techniques du CQCB. Jamais les utilisateurs du braille n'auront été autant impliqués dans une révision de leur mode privilégié de communication. 

 

Dorénavant les efforts porteront sur la mise en place des conditions propices à une implantation harmonieuse du nouveau Code, en s'assurant, notamment, que les utilisateurs du braille reçoivent les outils et la formation nécessaires à une transition conviviale. Dans cette tâche cruciale, le CQCB peut compter sur la collaboration pleine et entière de ses partenaires du milieu associatif, à savoir, l'Association québécoise pour l’utilisation, la promotion et l’évolution du braille (AQUPEB), l'Association québécoise des parents d'enfants handicapés visuels (AQPEHV) et le Regroupement des aveugles et amblyopes du Québec (RAAQ). 

 

Il est bon de rappeler, qu'en matière de braille, le Québec a opté pour la concertation. Cette approche est à la fois un pari audacieux et un exercice exigeant. Aujourd'hui, l'adhésion unanime des partenaires du CQCB à un braille uniformisé répondant aux besoins de toutes les catégories d'utilisateurs est la preuve manifeste que cet engagement dans la concertation est et demeure une décision judicieuse. Ensemble, nous avons fait mieux, nous sommes allés plus loin. 

 

Pierre Croisetière, AQUPEB 

Florence Pardo, RAAQ 

Roland Savard, AQPEHV 

Le braille, ses pistes et aventures

de Linda Stirrett (parent d’une fille de 20 ans aveugle de naissance)

 

Chapeau au braille ! (Hail to braille!)  Avez-vous déjà remarqué le grand nombre de super beaux mots avec lesquels on peut  parler du  braille ?  Alors pourquoi est-ce que, des fois, on en parle au négatif en lui associant des notions, des pratiques ou tant de co-occurents non flatteurs comme rassis, frêle, déraillé, déplorer, pleurer, gémir, escargot, travail, échec, chantage, sous caution ou prison.  Ces mots, nous les avons tous vus et endendus avant !  Alors, déclarons donc tout de suite qu’à partir d’aujourd’hui, on cessera de parler négativement du braille ou de l’envisager sous cette optique malavisée.  Travaillons à donner de la classe au braille en lui accordant  tout le respect qu’on lui doit.  À partir d’aujourd’hui, que notre mantra soit : “Nous nous réjouissons dans le  braille.  Nous en louons les avantages et en profitons, nous enrayons  toute  négativité à l’égard du braille et embrassons tout ce qui s’y rattache. Que le braille prévaille !”  Maintenant, inspirez, expirez ! et répétez à nouveau …  

 

D’accord, soyons sérieux : Vraiment, si on avait su qu’apprendre à lire et à écrire était pour s’avérer une tâche si difficile et ardue en aurions-nous été excités ?  Pourtant combien de fois est-ce qu’on a vu des cerveaux curieux et d’impressionnables doigts lecteurs de braille déroutés avec  des “Ça doit être telllllllement difficile. Comment peux-tu faire cela !  Nemeth … ahhh!  Sauve-toi, sauve-toi !”  Je propose qu’on se serve de ce forum pour se réjouir dans le braille et partager nos idées et nos expériences positives liées au braille.  C’est à dire des choses que nous avons faites comme parents et éducateurs pour rehausser la valeur du braille dans la vie de nos enfants.  

Mais en premier ! Avant de commencer un peu de « sérieux »  s’il vous plaît ! Réglons le cas d’une mal appropriation au sujet du mot braille!   « Avec majuscule ou sans majuscule, c’est là la question ? »  Je tiens de source sure (et ça ne vient pas de  Microsoft) que le braille est à l’imprimé ce que l’anglais est au français.  Le  braille et l’imprimé sont des codes !  L’anglais et le français sont des langues !  On ne met pas de majuscule au mot «imprimé », alors, on ne met pas de majuscule au mot « braille » à moins qu’on fasse référence à notre Louis qu’on connaît bien ou que le mot soit en début de phrase.  Vous saviez cela déjà?  Tant mieux, alors passons tout de suite au dévoilement de quelques «Pistes et aventures braille».

Le braille à la poste– “Gratuit pour les aveugles” Chaque fois que je reçois ou que j’envoie du matériel en braille par la poste, ça m’excite toujours un peu. Je gage qu’il en est de même pour quelques autres personnes parmi nous !  Après tout, ça n’arrive pas souvent que le gouvernement dise … « Ne vous en faites pas.  C’est moi qui paie ».  Notre plaisir est bien peu à comparer à l’exaltation d’un enfant qui reçoit du courrier ou qui écrit et poste sa propre lettre.  Et je pense aussi à quel point ce sera satisfaisant pour eux de dépenser leur cinquante-deux cents d’économie sur une babiole.   Avec l’inflation, la TPS et la taxe de vente provinciale de certaines provinces, ne soyez pas surpris s’ils apprennent vite que le fait d’écrire plusieurs lettres représente une récompense bien plus valable!  Et pendant que nous y sommes, montrons-leur le nouveau timbre braille du chien guide qu’ils n’auront pas à payer mais qui pourrait être acheté par grand-maman ou grand-papa.  En passant, ce timbre pourrait représenter le cadeau parfait pour bas de Noël !    

 

“Naomi sait bien que c’est le printemps”  Je me rappelle avoir acheté ce livre lorsque ma fille était jeune.  L’histoire donne un portrait positif de ce que c’est de vivre avec la cécité à partir de l’expérience de Naomi.  Elle savoure les merveilles des saisons à l’aide de ses autres sens et rabroue la pitié de sa voisine.  Suite à quelques larmes (ou plus), je me suis appliquée à transcrire cette histoire en braille non-contracté sur du papier étiquette adhésif que j’ai collé au-dessus du texte correspondant  imprimé dans le livre.  Ainsi, je produisais des livres qui reflétaient ma propre double vision et  je les donnais à la bibliothèque de ma fille.  À l’intérieur de la page couverture de chaque copie, je joignais une feuille de référence qui comprenait du braille simulé et de l’imprimé.   Lorsque je livrais ces « projets de conscientisation » à l’école de ma fille,  je demandais que le livre soit mis à la disposition des enfants et des familles pour leur  permettre de les lire et de s’amuser à en déchiffrer le braille.  Ainsi, j’espérais démystifier le braille tout en encourageant une communication positive sur le sujet des personnes à déficiences visuelles.  Ce livre n’est plus en circulation, cependant, je serais enchantée de le voir revenir !  Je suis certaine que vous connaissez bien d’autres livres qui pourraient servir à ce double usage.  Voici un lien fantastique pour ce genre de livre : http://192.188.148.10/Education/books.htm

 

Le soutien à l’alphabétisation braille pour les familles et les éducateurs – Je suis très chanceuse de faire partie d’un organisme extraordinaire à but non lucratif  tel que l’Association albertaine des amblyopes  (Society for the Visually Impaired ASVI) du district d’Edmonton qui encourage et valorise le braille de maintes façons.  Par l’entremise de notre Association, on a offert des cours de braille littéraire et de Nemeth à nos familles et à nos éducateurs.  Aussi, à nos enfants, pour leur usage personnel, on a fait don d’appareils technologiques adaptés, y compris des preneurs de notes en braille et des transcripteurs à relief.  Dernièrement, on a mis sur pied un  « Programme Perkins-chez-soi».  Ce programme a pour but d’assurer que chaque petit enfant ou lecteur de braille qui est  membre de notre organisme, ait le nécessaire pour pouvoir créer à la maison.  Aussi, en vue d’aider les parents d’enfants nouvellement  diagnostiqués  amblyopes, notre groupe donne des copies du Guide des parents d’enfants amblyopes (Children with Visual Impairments: A Parents’ Guide), disponible à notre bibliothèque locale INCA de jouets  (on en a publié une édition mise à jour l’an dernier chez Early Woodbine House).  Une autre excellente ressource similaire s’intitule   Experiencing Literacy: A Parents’ Guide for Fostering Literacy Development of Children with Visual Impairments (Holbrook and Koenig). Je ne peux pas m’empêcher d’être excitée à l’idée de la publication, venant du National Braille Press, intitulée Juste assez pour en savoir plus (Just Enough to Know Better). C’est le premier document lié au braille que j’ai consulté.

Comme on le sait, l’alphabétisation est  étroitement liée à l’emploi et l’emploi  est positivement lié à l’épanouissement personnel, à la  vie saine et à l’autonomie des individus.  Voilà quelques idées de départ pour  mobiliser nos efforts de promotion en alphabétisation braille. SVP, partager  vos Pistes et aventures braille en les envoyant  à  Linda Stirrett, au 27 Pineridge Crescent, St. Albert, Alberta  T8N 4P6 ou à linda.stirrett@telus.net

Finalement, buvons à la santé et à la prospérité du  braille! …Et à tous ceux qui le gardent excitant et vivant !

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De Dwila Nixon 

Durant l’été 2008, j’ai vécu une grande aventure d’apprentissage lorsque je me suis jointe au groupe d’enseignantes zélées de l’Université de la Colombie-Britannique.  Quinze femmes de l’Ouest canadien et des États-Unis se sont rassemblées pour faire partie de la COHORTE 5.  Depuis 1997, c’était le cinquième groupe à s’inscrire au programme de Maîtrise dans le domaine de l’éducation auprès des amblyopes.  Nous représentions un groupe dynamique deux fois plus  grand en nombre que le regroupement précédent.  Nous étions toutes zélées et laissez-moi vous dire ... qu’il est difficile d’être plus zélée qu’une autre zélée.

La lecture de la présente publication, DOIT vous rappeler de bons souvenirs liés à votre apprentissage du braille.  Quant à moi, cette lecture me rappelle les fiches à étampes vertes du genre bingo et je me rappelle avoir porté des protège-tympans pour adoucir le bruit venant de quinze machines à  braille fonctionnant en même temps.  Je me rappelle avoir créé des acronymes et des chansons pour mémoriser les règles et les contractions.  Je me rappelle aussi le silence du dortoir suite au son d’un sacre  résonnant d’une autre salle – oui , c’était UNE ERREUR!  Je vous avoue que ma contraction favorite est «ow» et je dois admettre que pour me rappeler les points représentant le «y», je devais me serrer le poing, sortir mon petit doigt et mon pouce pour former le «y» braille.  Il fallait que je fasse semblant que c’était un récepteur  téléphonique et que je dise «YELLO !».

J’aimais bien acheter des cartes postales et les traduire en braille pour les envoyer chez-moi en Saskatchewan.  J’adorais trouver du braille dans les communautés et quelquefois j’en prenais des photos parce que j’étais tellement impressionnée qu’il s’y en trouve. En cachette, j’observais  les lecteurs de braille en classe parce que je voulais comprendre comment leurs mains interprétaient le code. Je me pratiquais parce que je voulais réussir, mais encore de plus grande importance, je me devais d’être précise pour mes étudiants.  Encore aujourd’hui, mes doigts poussent des clés imaginaires lorsque je pense et parle.  Ma fille, quand je lui tiens la main, peut même sentir que je me sers du braille ou du clavier.

En tant qu’ancienne enseignante de classe, je me rappelle avoir été complètement impressionnée par la qualité du personnel qui œuvrait auprès des étudiants amblyopes à Régina.  Je pouvais difficilement  m’imaginer comment le personnel avait bien pu s’approprier tant de compétences ou de connaissances pour faire preuve de cette excellence au travail.  Eh bien maintenant, je le sais!  Ça commence avec une entraîneure connaissante, ouverte d’esprit et qui a toute l’expérience de la Dr. Cay Holbrook.  

Ça se poursuit avec des mentors qui sont prêts à répondre aux questions, qui sont prêts à dispenser l’enseignement et guider l’apprentissage.  De plus, ces gens s’attendent à la perfection dans le matériel braille destiné aux étudiants. Cette excellence vient du fait qu’on appartienne à un groupe d’apprenants comme celui de la COHORTE 5.  Ça vient aussi du fait qu’on se donne confiance et  qu’on ait la volonté d’apprendre des autres usagers du braille.  Finalement, ça vient de l’attention qu’on porte à nos étudiants.

Je crois que je peux parler au nom de la COHORTE 5 quand je dis que nous avons fait beaucoup de chemin depuis le 2 juillet 2008 et j’adore toujours ce que je fais !

À la mémoire de Judi Johnson

D’Ann MacCuspie

Le Canada vient de perdre une éducatrice exemplaire qui oeuvrait auprès d’étudiants aveugles ou amblyopes.  À la fin d’août, Judi Johnson est décédée dans sa maison à Bridgewater en Nouvelle-Écosse.  Judi a été membre du Conseil d’administration de l’ACB de 1990 à 1992.  De plus, elle a été la présidente du Comité des normes du braille anglais pendant de nombreuses années.  Employée depuis plus de trente ans à l’Autorité de l’éducation spéciale des provinces atlantiques (Atlantic Provinces Special Education Authority, APSEA), elle était reconnue par ses collègues pour son amour du braille et ses compétences dans les domaines du braille littéraire, du code Nemeth et du code mathématique Halifax.  Ayant commencé sa carrière comme enseignante de mathématiques à l’ancienne école pour aveugles d’Halifax, Judi a de nombreux anciens étudiants qui lui attribuent leurs succès en mathématiques.  

Elle a joué plusieurs rôles et a entrepris de nombreuses responsabilités durant sa carrière  au sein de l’APSEA, c'est-à-dire enseignante à l’École pour aveugles d’Halifax, orthopédagogue pour les étudiants amblyopes dans les écoles publiques et à l’Université St. Mary’s, conseillère en braille et abaque, conseillère en braille, coordonnatrice des programmes secondaires à l’École Sir-Frederick-Fraser (Sir Frederick Fraser School, SFFS), enseignante qui exerce sur plusieurs établissements, conseillère provinciale de la Nouvelle-Écosse et de l’Île du Prince-Édouard, coordonnatrice de l’évaluation à l’École Sir-Frederick-Fraser (SFFS), et coordonnatrice des programmes de formation des enseignants à l’Université Mount-Saint-Vincent.  Judi profitait de toutes les occasions de perfectionnement professionnel qui se présentaient à elle et en faisait la promotion auprès de ses collègues.  Malgré ses grandes compétences dans le domaine de l’éducation auprès des étudiants aveugles ou amblyopes, on se rappellera de Judi surtout pour son sens de l’humour, son sourire narquois, son rire bruyant et son engagement envers la quête d’une éducation de grande qualité dispensée à ses étudiants.  

Le Conseil d’administration de l’Autorité canadienne du braille - avril 2008 à avril 2009

L'exécutif

Ann MacCuspie, présidente     (Nouvelle-Écosse)  

Pierre Ferland (rep. De l’INLB), vice présidente (Ville de Québec)  

Betty Nobel, présidente-sortante     (Colombie-Britannique)

Joy Charlton, secrétaire de la présidente   (Ontario)

Bonnie Read, secrétaire (Saskatchewan)

Pamela Rannelli, trésorière     (Alberta)

Les membres du Conseil

Deborah Gillespie ( rep. de l’INCA)   (Ontario)

Jen Goulden     (Ontario)

Freya Martinot   (Manitoba)

Elizabeth Mayo (rep. de l’ACB)     (Terre-Neuve)

Janet Nemeth   (Ontario)

Christine Piché   (Québec)

Linda Stirrett     (Alberta)

Graham Stoodley   (Ontario)

La rédactrice aimerait remercier les membres du Comité du bulletin de nouvelles, c’est à dire Bob Minnery, Carrie Green, Debbie Gillespie, Elizabeth Mayo et Bonnie Read pour leur aide et leur appui.